Relations bilatérales

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1- Relations politiques

Les consultations au plus haut niveau sont très régulières. La dernière occasion de rencontre entre le Président de la République François Hollande et Son Altesse Cheikh Mohammed bin Zayed al Nahyan a été l’organisation à Abou Dabi début décembre 2016, à l’initiative conjointe de la France et des Emirats, d’une grande conférence internationale sur le patrimoine culturel en péril. Le Président de la République et le Prince héritier s’étaient déjà rencontrés à quatre reprises (le 11 juillet 2012, le 15 janvier 2013, le 16 janvier 2014, le 10 février 2015). Les visites ministérielles régulières en France et aux Emirats arabes unis permettent d’entretenir un dialogue politique dense et de haut niveau.
Au-delà de ces rencontres, le dialogue stratégique mis en place en 2012 permet de dynamiser la relation bilatérale. Le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, M. Christian Masset, est le représentant personnel du Président de la République pour le dialogue stratégique, outil de pilotage à haut niveau de la relation bilatérale qui se réunit deux fois par an et dont la neuvième session s’est tenue en novembre 2016 à Paris. Mme Anne-Marie Idrac est, depuis le 29 septembre 2014, la représentante spéciale du Ministre des Affaires étrangères pour les échanges économiques avec les Emirats.

2- Relations économiques

Avec près de 4,7 Mds € d’échanges bilatéraux en 2016, les Emirats arabes unis sont le 2ème partenaire commercial de la France dans le Golfe, après l’Arabie Saoudite. La Fédération est aussi le second débouché commercial de notre pays dans la région, puisqu’elle a absorbé 32 % de nos ventes dans le Golfe en 2016 (3,6 Mds €). Si nos exportations sont bien diversifiées, nos principaux produits à l’export allant des aéronefs aux parfums et cosmétiques, en passant par les équipements de communication et les produits pharmaceutiques, nos importations se concentrent sur les produits pétroliers (68 % de nos achats dans la Fédération). En 2016, l’excédent commercial dégagé par la France aux EAU se situe au 4ème rang mondial. En 2015, la France est le 11ème fournisseur des EAU, et son 26ème client, selon les données du FMI.

La France est aussi l’un des investisseurs historiques dans la Fédération. Selon les dernières données locales, la France est le 2ème investisseur étranger dans l’Emirat d’Abu Dhabi, avec 11 % du stock d’investissements directs étrangers (IDE), tandis qu’elle se place au 3ème rang dans l’Emirat de Dubaï en 2016.

Les EAU comptent aujourd’hui le plus grand nombre d’implantations françaises dans la région avec près de 600 filiales (+10% par an). Plus de 75 % des entreprises du CAC 40 sont implantées dans la Fédération. Nombre d’entreprises font le choix d’implanter leur siège régional à Dubaï, notamment dans les zones franches.

La présence française aux EAU est très diversifiée et nos entreprises sont
particulièrement bien représentées dans tous les secteurs stratégiques de la Fédération : énergie (des hydrocarbures aux énergies renouvelables), transports, aéronautique, finance, grande distribution, hôtellerie, etc. Les entreprises françaises accompagnent ainsi la diversification de l’économie émirienne, la transition énergétique et le développement des services publics.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du Service économique :
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/emirats-arabes-unis

3- Coopération culturelle, scientifique et technique

L’action de coopération de la France aux Emirats arabes unis s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération culturelle et technique signé le 3 juillet 1975.

La France entretient une coopération élargie à de nombreux domaines : culturel, universitaire, linguistique, médical, scientifique et technique, dans le cadre d’un partenariat étroit et innovant, qui vise à soutenir l’ambition que s’est fixée le pays de devenir à horizon 2030 une économie de la connaissance et un pôle culturel mondial.

La coopération éducative

Dans le cadre de cette politique de modernisation, les autorités des Emirats arabes unis accordent une toute première priorité au secteur éducatif, qu’il s’agisse de l’enseignement secondaire ou universitaire.

Le développement de l’enseignement du français constitue une priorité, notamment dans le contexte de l’accession des Emirats arabes unis à l’Organisation internationale de la francophonie, avec statut d’observateur, en octobre 2010. Le nombre d’élèves émiriens apprenant le français est en nette progression depuis quelques années. On dénombre aujourd’hui 60 000 apprenants répartis au sein de 210 établissements privés, soit 12% de la population scolaire. Les trois Alliances françaises, à Abou Dabi, à Dubaï et à Al Aïn, complètent ce dispositif.

Le réseau d’enseignement français aux Emirats arabes unis est composé de cinq établissements scolaires : deux à Abou Dabi, les lycées Louis Massignon et Théodore Monod, et trois à Dubaï, le Lycée Français International, le Lycée Français International Georges-Pompidou et le Lycée Libanais Francophone privé. Plus de 8 000 élèves y sont scolarisés. Depuis la rentrée de l’année 2011, les effectifs d’élèves accueillis dans une école française dans le pays ont cru de 21%.

Depuis la rentrée scolaire 2008-2009, le Lycée Louis le Grand apporte son expertise et son ingénierie à un programme d’excellence de l’enseignement scientifique secondaire : Advanced Maths and Science Pilot Class. Ce programme consiste en un enseignement de mathématiques et de sciences physiques « à la française », dans deux lycées d’excellence d’Abou Dabi, à l’entrée desquels les élèves (filles pour l’un, garçons pour l’autre) sont rigoureusement sélectionnés. Actuellement, cet enseignement est dispensé, en anglais, à une centaine d’élèves.

Laïque et mixte tout en étant fondée sur le système législatif émirien, l’Université Paris Sorbonne Abou Dabi (UPSAD) constitue la seule université francophone du Golfe arabo-persique.

Créée en 2006 à la demande du Prince héritier d’Abou Dabi, et officiellement inaugurée en 2011, l’UPSAD est un établissement de droit émirien géré par des universitaires français et financé en totalité par la puissance publique émirienne. L’Université Sorbonne Paris IV apporte son expertise et missionne ses professeurs pour diriger les différents départements et enseigner.

Prévu pour 2500 étudiants, le campus accueille actuellement 700 étudiants, dont 35% d’Emiriens. Principalement axée sur les sciences humaines et sociales, l’UPSAD dispense également des formations en économie, droit et gestion, en coopération avec l’Université Paris V. L’université délivre aujourd’hui huit diplômes de licence et neuf masters. Les diplômes sont français, identiques à ceux délivrés à Paris. L’offre de formation a été élargie aux matières scientifiques. L’ouverture du partenariat à l’université Pierre et Marie Curie pour dispenser des licences de mathématiques et de physique offrira notamment des débouchés aux filières d’excellence du Lycée Louis le Grand.

Plusieurs écoles réputées sont présentes aux Emirats arabes unis au travers de partenariats : l’INSEAD, pour le commerce, ESMOD, pour le stylisme ou encore l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées qui a signé un accord en juin 2007 avec l’Abu Dhabi University. La coopération en matière de recherche médicale a fait l’objet d’accords entre Paris VII, l’INSERM, l’institut Gustave Roussy et l’université de Charjah.

Les formations en France connaissent un développement important. La France se situe au 4ème rang des pays d’accueil d’étudiants émiriens. Le nombre de nouveaux inscrits chaque année a quadruplé entre 2005-2006 (67) et 2010-2011 (240). La promotion des études en France est de plus en plus forte, mettant l’accent sur la variété des formations et la possibilité de suivre nombre d’entre elles (700) en anglais. Dans le domaine médical, un accord, en vigueur depuis 2011 prévoit la spécialisation en France d’un contingent de dix spécialistes émiriens par an, dans des conditions identiques à celles des internes français.

La coopération culturelle

La présence française est dominée par un projet phare : le Louvre Abou Dabi. Un accord signé le 6 mars 2007 prévoit l’ouverture à Abou Dabi d’un musée universel auquel le Louvre apportera, pour une durée de vingt ans, son nom et son expertise, et, avec d’autres grands musées français, le prêt de collections durant dix ans. Situé dans le district culturel de l’île de Saadiyat, le Louvre Abou Dabi devrait ouvrir ses portes en 2015.

Archéologie

Des actions de coopération sont menées dans le domaine archéologique à Al Ain, Fujeirah et Umm el Qaiwain.

Appuyé sur l’expertise de la Commission consultative des recherches archéologiques à l’étranger, le ministère des Affaires étrangères (DGCID) subventionne près de 160 missions archéologiques (de la paléontologie à la période médiévale) intervenant dans 65 pays, dont :
le site de fouilles Mleiha : La période pré-islamique récente dans la péninsule d’Oman.
le site de fouilles Abou Dhabi - Hili  : Une oasis de l’âge du Bronze.

Coopération juridique et judiciaire

Notre coopération juridique et judiciaire avec les EAU a été élevée au niveau fédéral au mois de janvier 2002, grâce à la signature d’un nouvel Accord entre l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) et l’Institut Fédéral d’Abou Dabi, qui s’ajoute à celui signé en 1997 avec l’Institut Judiciaire de Doubaï. D’autre part, une coopération en matière administrative axée sur la formation des diplomates et des cadres administratifs a été engagée à la rentrée de septembre 2002, entre l’ENA-IIAP et l’Institut de Développement Administratif d’Abou Dabi.

Coopération médicale

La relance de notre coopération médicale s’appuie sur la reconnaissance progressive de nos diplômes de médecine et des sur-spécialisations médicales et devrait se matérialiser à partir de diverses opérations de coopération institutionnelles dans les domaines définis comme prioritaires : cancérologie, génétique et immunologie médicales, médecine d’urgence pré-hospitalière.

publié le 09/05/2017

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