Déclarations de M. Patrice Paoli sur la coopération culturelle (3 mai 2007)

Pourquoi la restauration du Théâtre du Château de Fontainebleau ?

La restauration du petit théâtre, construit de 1854 à 1856 par l’empereur Napoléon III dans une aile du château de Fontainebleau, était devenu une nécessité. Il en va de même pour plusieurs autres parties du château construit par le roi François Ier au XVIème siècle et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Ministre de la culture et de la communication a, en conséquence, inscrit le château parmi les grands projets prioritaires de restauration nécessitant le concours de mécènes.

La signature en mars dernier de l’ accord prévoyant la création du Louvre Abou Dabi a été l’occasion d’inclure une première tranche des travaux de restauration du petit théâtre Napoléon III pour un montant de 10 millions d’Euros. Le faisant, le gouvernement d’Abou Dabi a montré que le projet « Louvre Abou Dabi » s’inscrit dans une perspective globale de dialogue des civilisations et de soutien à la culture. Ce mécénat, comme l’accord signé avec le Louvre et les Musées de France, s’inscrit parfaitement dans la coopération culturelle privilégiée étroite que nous entretenons avec les Emirats arabes unis et est un signe de l’amitié qui nous unit.

De quelle nature est cette coopération ?

La coopération culturelle, que je ne dissocierai pas de la coopération éducative, tant le volet de la formation est important dans l’accord que la France a signé pour le Louvre d’Abou Dabi, a connu ces deux dernières années un développement très rapide. A l’origine de cette montée en puissance, il y a bien entendu la volonté des EAU et plus particulièrement de l’émirat d’Abou Dabi de promouvoir l’éducation et la culture afin de diversifier et d’amplifier les possibilités offertes aux Emiriens. Un appel a été lancé à la France et deux des plus prestigieux fleurons de notre pays, La Sorbonne et Le Louvre y ont répondu.

Mais la France est aussi présente dans d’autres projets, peut-être moins visibles du grand public, mais qui n’en sont pas moins significatifs. Je retiendrai notre action de soutien à la langue française, aux cultures francophones, par le biais du Bureau pour le français et des Alliances françaises, l’installation d’autres établissements d’enseignement supérieur comme Esmod et l’Insead par exemple et, dans le cadre de projets régionaux, la formation de professionnels émiriens au management culturel et la mise en place d’une exposition de grande ampleur et d’un ouvrage de prestige sur les photographies anciennes de la Péninsule arabique.

publié le 11/05/2007

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