Conférence de l’Ambassadeur : La visite de Cheikh Khalifa en France

Conférence de Son Excellence M. Patrice Paoli au DPMIO (11 septembre 2007)

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Phographie de l’agence de presse WAM

Son Excellence Monsieur Mohammed Khalifa Al Marar, Conseiller du Vice Premier-Ministre,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs
Mesdames, Messieurs,

La relation franco-émirienne est une relation ancienne. Elle remonte à l’indépendance de l’Etat des Emirats arabes unis en décembre 1971, mais elle a aussi des racines plus anciennes.

Certaines sociétés françaises comme Total étaient présentes bien avant, sous le nom de Société Française des Pétroles. Très tôt après l’indépendance, le nouvel état des Emirats arabes unis, s’ouvrant au monde et à la vie internationale, a cherché des partenaires.

Le Président Giscard d’Estaing a noué dès le départ avec feu Cheikh Zayed bin Sultan al Nahyan une relation de confiance qui a permis de poser les bases d’un partenariat entre nos deux pays.

Depuis, c’est cet état d’esprit qui a dominé la relation et permis le développement considérable des relations entre nos deux pays dans tous les domaines, avec les présidents successifs en France, François Mitterrand, Jacques Chirac et aujourd’hui Nicolas Sarkozy et, du côté émirien, avec aujourd’hui Cheikh Khalifa bin Zayed.

Qui aurait dit il y a une trentaine d’années que les Emirats Arabes Unis seraient le pays où s’établirait pour la première fois une branche de l’Université de la Sorbonne, par la création de la Sorbonne-Abu Dhabi, ou que la France participerait à la création d’un Musée qui portera le nom de Louvre Abu Dhabi ? Personne sans doute.

Sans doute aurions-nous parié sur le développement des relations politiques, militaires et économiques. Mais que la culture soit devenue l’un des fleurons de notre coopération est révélateur de la qualité de ce partenariat que j’évoquais à l’instant.

Notre relation est multiforme. Elle est marquée, je le répète, par une grande confiance et l’amitié entre nos dirigeants.

Sur le plan politique, le dialogue est régulier. Pas moins de vingt rencontres ministérielles ou gouvernementales et sept visites de délégations parlementaires au cours des deux dernières années. Le Chef de l’Etat, Cheikh Khalifa bin Zayed s’est rendu en visite par deux fois en France en juillet 2006 et le 20 juillet dernier pour s’entretenir avec le Président de la République.

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy et la formation de son Gouvernement, un contact direct a été établi entre les autorités émiriennes et les ministres français des affaires étrangères, de l’économie, de la culture.

Le Secrétaire d’Etat français aux Entreprises et au Commerce extérieur, M. Hervé Novelli, s’est rendu aux EAU le 9 septembre , à l’occasion du salon GITEX, et a rencontré la Ministre fédérale de l’Economie, Cheikha Lubna al Qasimi et le Ministre du secteur public, M. Sultan bin Saeed Al Mansouri. Nous ne perdons pas de temps !

Les contacts au plus haut niveau des deux pays se sont établis de façon rapide, spontanée, naturelle, illustrant ainsi l’intérêt que la France comme les EAU portent au développement de la relation bilatérale.

Qu’est-ce que la visite officielle de Cheikh Khalifa bin Zayed en France et son entretien avec Nicolas Sarkozy le 20 juillet a apporté à cette relation exemplaire ?

Au plan politique, la relation est caractérisée par une très grande convergence de vues sur les questions régionales. Comme le soulignait le Président de la République lorsqu’il s’est adressé aux ambassadeurs fin août, la France s’attache à encourager, l’ouverture et la tolérance, car elle voit dans la diversité un enrichissement. Il en va de même ici, aux EAU, pays qui œuvre inlassablement en faveur du rapprochement des pays, des peuples et des cultures et s’attache à éviter les confrontations : l’Université de la Sorbonne-Abu Dhabi et le musée du Louvre-Abu Dhabi sont la traduction de cette vision commune. Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres.

S’agissant de la situation dans la région, notre convergence sur les grands dossiers porte notamment sur la situation au Liban, où la France et les Emirats arabes unis sont engagés côte à côte dans le soutien à la reconstruction de ce pays qui a subi de graves dommages lors de la crise de l’été 2006. Français et Emiriens se sont retrouvés à la conférence de Paris III au mois de janvier 2007 et aussi, concrètement, sur le terrain, pour soutenir les efforts des autorités libanaises afin de rétablir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et de permettre d’améliorer les conditions de vie de la population libanaise. La France et les Emirats arabes unis ont à cœur le maintien de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de ce pays ami, dont la stabilité est essentielle pour l’ensemble de la région.

Sur la question de Palestine aussi, nous nous retrouvons pour prôner une plus grande détermination des parties directement concernées, mais aussi de la communauté internationale pour faire avancer une solution dont tout le monde connait les paramètres et qui sont contenus, pour une large part, dans le plan arabe de paix que nous appuyons. Notre soutien aux autorités palestiniennes incarnées par le Président Mahmoud Abbas est total. Il a été réaffirmé en chaque occasion, car il est un élément fondamental de notre politique.

En Afghanistan aussi, nous sommes attachés au renforcement des capacités de l’état afghan et à la restauration de la stabilité et de la sécurité dans ce pays. Notre engagement sur le terrain est entier.

Je ne voudrais pas citer ici l’ensemble des dossiers régionaux, mais simplement souligner que nous entendons, Français et Emiriens, non seulement par notre dialogue, mais aussi par notre action concrète, renforcer l’oeuvre commune au service de la paix et de la sécurité internationales partout où cela est possible, car ce dialogue et cette action s’appuient sur une convergence très forte de vues. Celle-ci a été confirmée lors de la visite du Chef de l’Etat des Emirats arabes unis, Cheikh Khalifa bin Zayed à Paris, comme elle avait été clairement affirmée lors de la visite du Ministre des Affaires Etrangères, M. Philippe Douste-Blazy au mois de mars dernier ou encore lors de celle de Cheikh Mohammed bin Zayed, Prince héritier d’Abou Dabi et Vice-Commandant en chef des forces armées, dans la capitale française au mois de juin 2006, au cours de laquelle il avait été reçu par le Président Sarkozy. Il est bien de parler, il est indispensable d’agir et c’est ce que nous faisons.

Comme Nicolas Sarkozy l’a indiqué, dans son discours du 27 août 2007 devant les Ambassadeurs de France réunis à l’Elysée, aider les pays musulmans à accéder à l’énergie nucléaire, qui est l’énergie du futur, dans le respect des traités internationaux, participe de cet objectif commun à nos deux pays de contribuer à la paix et à la sécurité et à prévenir toute forme d’incompréhension et de confrontation entre Islam et Occident. Une coopération établie sur des bases saines est non seulement souhaitable, mais elle est nécessaire.

Elle permettra aux EAU de s’inscrire dans l’ère de l’après pétrole, en leur donnant la possibilité de continuer à disposer d’une énergie abondante à bon marché grâce à une technologie pleine d’avenir Elle revêt en outre une symbolique internationale très forte, celle de la capacité à faire aller de pair l’accès à une technologie moderne et pleine d’avenir et le respect des règles internationales. Avec la décision d’engager une coopération bilatérale dans le domaine de l’énergie nucléaire civile, consacrée à Paris par les deux Chefs d’Etat le 20 juillet, la relation franco-émirienne franchit en effet une étape très importante.

Dans le domaine de la défense, la relation bilatérale poursuit son développement dans l’esprit de l’accord de défense conclu en 1995. Elle marque la volonté de la France d’accompagner les EAU dans l’affermissement de leur indépendance par le développement d’une armée moderne par ses équipements, par sa formation et par les concepts d’emploi auxquels elle recourt.

Dans un an, la France prendra la Présidence de l’Union européenne pour 6 mois. Dans ce cadre, le Président de la République souhaite donner un nouvel élan à l’Europe de la défense, en particulier par l’élaboration d’une nouvelle stratégie européenne de sécurité. Ce mouvement est nécessaire pour permettre à l’Europe d’administrer la preuve à ses partenaires, en particulier aux EAU, qu’elle constitue un partenaire utile pour la gestion des risques dans un monde multipolaire et qu’elle entend assumer pleinement son rôle international au service de la sécurité. Nous espérons très vivement que d’ici là l’accord de libre-change entre l’Union Européenne et le Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe aura été signé. C’est pour nous comme pour les Emirats arabes unis une priorité. La France a fait valoir très clairement à la présidence portugaise actuelle toute l’importance que nous attachions à une conclusion très rapide de cette négociation engagée depuis fort longtemps. Nous mettrons tous nos efforts au service de cette cause qui permettra un essor considérable des relations entre nos deux pays mais aussi l’Union Européenne et le Conseil de Coopération.

Dans le domaine culturel, l’année 2007 est marquée par l’élargissement de la palette des enseignements proposés par la Sorbonne-Abu Dhabi, qui ouvre cette année une formation en droit et en sciences politiques, ainsi que par la poursuite de la réalisation du projet du Louvre, pour laquelle l’Agence France Museums a été mise en place, et dont le Directeur Général s’est déjà rendu à Abou Dabi en juillet dernier. Le Président Sarkozy a confirmé à S.A. Cheikh Khalifa, lors de leur rencontre du 20 juillet, son engagement personnel en faveur de ces deux projets et leur caractère prioritaire pour la France.

*

* *

La visite du Chef de l’Etat des Emirats arabes unis a permis de confirmer tous ces éléments et de nous donner une feuille de route pour l’avenir. En conclusion, je dirais que ce qui caractérise la relation franco-émirienne c’est qu’elle est une relation de véritable partenariat : les Emirats arabes unis et la France sont deux partenaires qui dialoguent et décident en commun des orientations de leur coopération. Nous travaillons ensemble. Nous sommes résolument tournés vers l’avenir, et nous sommes conscients du fait que par notre travail conjoint nous pouvons apporter une contribution importante à la paix et la sécurité du monde en utilisant pleinement notre boîte à outils : un dialogue politique, la coopération militaire, la coopération économique bien entendu, nous savons tous que le libre commerce est un élément important de la prospérité et donc de la paix entre les peuples, la coopération dans le domaine culturel au service du dialogue entre les hommes de différentes cultures, de différentes religions, pour surmonter les incompréhensions et dans le même esprit la coopération dans le domaine éducatif avec la plus belle tâche qui soit : former la jeunesse au monde d’aujourd’hui et de demain, bâtir ensemble l’avenir. J’ai le sentiment que c’est sur ce chemin extrêmement ambitieux mais extrêmement gratifiant que nous sommes engagés côte à côte, Français et Emiriens.
Je peux dire que les relations entre la France et les Emirats arabes unis ont atteint un nouveau sommet, mais nous aspirons à les porter à un niveau supérieur et je suis optimiste.
Merci.

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Photographie de l’agence de presse WAM

Texte en langue arabe de la conférence
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æÓÊÓÊáã ÝÑäÓÇ ÈÚÏ ÚÇã ÑÆÇÓÉ ÇáÇÊÍÇÏ ÇáÃæÑæÈí áÝÊÑÉ ÓÊÉ ÃÔåÑ. Ýí åÐÇ ÇáÇØÇÑ¡ Çä ÑÆíÓ ÇáÌãåæÑíÉ íæÏ ÅÚØÇÁ ÏÝÚ ÌÏíÏ áÃæÑæÈÇ ÇáÏÝÇÚíÉ¡ æÎÇÕÉ ãä ÎáÇá ÅÓÊÑÇÊíÌíÉ ÃæÑæÈíÉ ÌÏíÏÉ ááÃãä. æåÐå ÇáÍÑßÉ ÖÑæÑíÉ ßí ÊÊãßä ÃæÑæÈÇ ãä Çä ÊÈÑåä áÔÑßÇÆåÇ¡ æÎÇÕÉ áÏæáÉ ÇáÇãÇÑÇÊ ÇáÚÑÈíÉ ÇáãÊÍÏÉ¡ ÃäåÇ ÊÔßá ÔÑíßÇð ÝÇÚáÇð Ýí ÅÏÇÑÉ ÇáãÎÇØÑ Ýí ÚÇáã ãÊÚÏÏ ÇáÃÞØÇÈ æÃäåÇ ÚÇÒãÉ Úáì ÇáÞíÇã ÈÏæÑåÇ ßÇãáÇð Úáì ÇáãÓÊæì ÇáÏæáí Ýí ÎÏãÉ ÇáÃãä. äÃãá ÈÔÏÉ Çä íÊã ÞÈá åÐÇ ÇáÊÇÑíÎ ÇáÊæÞíÚ Úáì ÇÊÝÇÞíÉ ÇáÊÈÇÏá ÇáÍÑ Èíä ÇáÇÊÍÇÏ ÇáÃæÑæÈí æãÌáÓ ÊÚÇæä Ïæá ÇáÎáíÌ ÇáÚÑÈíÉ. Çä åÐÇ ÇáÃãÑ íÔßá ÃæáæíÉ ÈÇáäÓÈÉ ÅáíäÇ ßãÇ åæ ÃæáæíÉ ÈÇáäÓÈÉ Çáì ÇáÇãÇÑÇÊ ÇáÚÑÈíÉ ÇáãÊÍÏÉ. áÞÏ ÃÈÑÒÊ ÝÑäÓÇ Èßá æÖæÍ ááÑÆÇÓÉ ÇáÍÇáíÉ ÇáÈÑÊÛÇáíÉ ãÏì ÇáÃåãíÉ ÇáÊí äÚáÞåÇ Úáì ÇáÊæÕá ÈÓÑÚÉ Çáì ÅäåÇÁ ÇáãÝÇæÖÇÊ ÇáÌÇÑíÉ ãäÐ ãÏÉ ØæíáÉ. ÓæÝ äÖÚ ßÇÝÉ ÇáÌåæÏ Ýí ÎÏãÉ åÐå ÇáÞÖíÉ ÇáÊí ÓÊÚØí ÏÝÚÇð ßÈíÑÇð áíÓ ÝÞØ ááÚáÇÞÇÊ Èíä ÈáÏíäÇ Èá ÃíÖÇð ááÚáÇÞÇÊ Èíä ÇáÇÊÍÇÏ ÇáÃæÑæÈí æãÌáÓ ÊÚÇæä Ïæá ÇáÎáíÌ ÇáÚÑÈíÉ.

æÝí ÇáãÌÇá ÇáËÞÇÝí¡ áÞÏ ÇÊÓã ÇáÚÇã 2007 ÈÊæÓíÚ ÎíÇÑÇÊ ÇáÊÚáíã ÇáÊí ÊÞÏãåÇ ÇáÓæÑÈæä Ü ÃÈæ ÙÈí ÇáÊí ÊÝÊÍ åÐÇ ÇáÚÇã ÇÎÊÕÇÕÇð Ýí ÇáÍÞæÞ æÇáÚáæã ÇáÓíÇÓíÉ ßãÇ Çäå íÊãíøÒ ÈãæÇÕáÉ ÊäÝíÐ ãÔÑæÚ ÇááæÝÑ ÇáÐí Êã ãä ÃÌáå æÖÚ æßÇáÉ ÝÑäÓÇ ááãÊÇÍÝ ÇáÊí ÓÈÞ áãÏíÑåÇ ÇáÚÇã ÈÒíÇÑÉ ÃÈæ ÙÈí ÎáÇá ÔåÑ íæáíæ ÇáãÇÖí. æáÞÏ ÃßÏ ÝÎÇãÉ ÇáÑÆíÓ ÓÇÑßæÒí Çáì ÕÇÍÈ ÇáÓãæ ÇáÔíÎ ÎáíÝÉ ÎáÇá áÞÇÆåãÇ ÈÊÇÑíÎ 20 íæáíæ ÇáÊÒÇãå ÇáÔÎÕí áÕÇáÍ åÐíä ÇáãÔÑæÚíä æÃæáæíÊåãÇ ÈÇáäÓÈÉ áÝÑäÓÇ.

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áÞÏ ÓãÍÊ ÒíÇÑÉ ÑÆíÓ ÏæáÉ ÇáÇãÇÑÇÊ ÇáÚÑÈíÉ ÇáãÊÍÏÉ ÈÇáÊÃßíÏ Úáì åÐå ÇáÚäÇÕÑ ßáåÇ æÈÅÚØÇÆäÇ ÎÇÑØÉ ØÑíÞ ááãÓÊÞÈá. Ýí ÇáÎÊÇã¡ ÃæÏ Ãä ÃÞæá Åä ãÇ íãíøÒ ÇáÚáÇÞÇÊ ÇáÊí ÊÑÈØ Èíä ÝÑäÓÇ æÇáÇãÇÑÇÊ åæ ÃäåÇ ÔÑÇßÉ ÍÞíÞíÉ¡ ÝÇáÇãÇÑÇÊ ÇáÚÑÈíÉ ÇáãÊÍÏÉ æÝÑäÓÇ åãÇ ÔÑíßÇä íÊÍÇæÑÇä æíÞÑÑÇä ãÚÇð ÇÊÌÇåÇÊ ÊÚÇæäåãÇ. ÅääÇ äÚãá ãÚÇð. ääÙÑ Èßá ÍÒã Çáì ÇáãÓÊÞÈá æäÍä Úáì íÞíä ÈÇäå ãä ÎáÇá ÚãáäÇ ÇáãÔÊÑß ÈÅãßÇääÇ Çä äÞÏã ãÓÇåãÉ åÇãÉ ááÓáÇã æÇáÃãä Ýí ÇáÚÇáã ãä ÎáÇá ÇáÇÓÊÚãÇá ÇáßÇãá áÃÏæÇÊäÇ Ãí ÇáÍæÇÑ ÇáÓíÇÓí¡ ÇáÊÚÇæä ÇáÚÓßÑí¡ ÇáÊÚÇæä ÇáÇÞÊÕÇÏí ÈÇáØÈÚ¡ äÚáã ÌãíÚÇð ÈÃä ÇáÊÌÇÑÉ ÇáÍÑÉ åí ÚäÕÑ åÇã Ýí ÇáÇÒÏåÇÑ æÈÇáÊÇáí Ýí ÇáÓáÇã Èíä ÇáÔÚæÈ¡ ÇáÊÚÇæä Ýí ÇáãÌÇá ÇáËÞÇÝí Ýí ÎÏãÉ ÇáÍæÇÑ Èíä ÇáäÇÓ ãä ãÎÊáÝ ÇáËÞÇÝÇÊ æÇáÏíÇäÇÊ ÈÛíÉ ÇáÊÛáøÈ Úáì ÓæÁ ÇáÝåã æÚáì ÇáÌåá¡ æÈÇáÐåäíÉ ÐÇÊåÇ¡ ÇáÊÚÇæä Ýí ÇáãÌÇá ÇáÊÑÈæí Ýí ÃÑæÚ ãÇ íãßääÇ ÇáÞíÇã Èå : ÊÃåíá ÇáÔÈÇÈ æÊåíÆÊåã áãæÇÌåÉ ÚÇáã Çáíæã æÇáÛÏ¡ æÈäÇÁ ÇáãÓÊÞÈá íÏÇð ÈíÏ. áÏí ÔÚæÑ ÈÃä åÐÇ åæ ÇáÏÑÈ ÇáØãæÍ ÌÏÇð æÇáãÑÖí ááÛÇíÉ Ýí ÇáæÞÊ ÐÇÊå ÇáÐí ÇáÊÒãäÇ ÇáÓíÑ Ýíå ãÚ ÃÕÏÞÇÆäÇ ÇáÇãÇÑÇÊííä ÌäÈÇð Çáì ÌäÈ. íãßääí ÇáÞæá ÈÃä ÇáÚáÇÞÇÊ Èíä ÝÑäÓÇ æÏæáÉ ÇáÇãÇÑÇÊ ÇáÚÑÈíÉ ÇáãÊÍÏÉ ÞÏ æÕáÊ Çáì ÐÑæÉ ÌÏíÏÉ¡ ÛíÑ ÃääÇ äÊØáÚ Çáì ÇáÇÑÊÞÇÁ ÈåÇ Çáì ÐÑæÉ ÃÑÝÚ. æÃäÇ ãÊÝÇÆá Ýí Ðáß.

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Version texte en arabe de la conférence de l’Ambassadeur

publié le 10/10/2007

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