Carnets de voyage de Shaikha Abu Muhair - Une jeune Emirienne en France

Une bourse linguistique et culturelle d’un mois offerte par l’Ambassade de France a permis à plusieurs étudiants émiriens de passer le mois de juillet en France, une façon de mêler l’utile à l’agréable. Retour sur le séjour de l’une d’entre eux, Shaikha Abu Muhair.

Les fortes chaleurs qui se sont abattues sur la France en juillet n’ont pas eu raison du dynamisme et de la motivation de Shaikha bien décidée à faire de ce mois un temps fort de sa formation. Shaikh terminait alors ses études de médecine à l’Université fédérale à Al Ain qui propose à ses étudiants, grâce au soutien de l’ambassade, un cursus de français que fréquentent une centaine d’entre eux. Des bourses linguistiques sont offertes chaque année aux plus méritants.

C’est ainsi que Shaikha débarquait le 4 juillet dernier à l’aéroport Charles de Gaulle. Une heure et demie plus tard, elle découvrait Rouen où elle allait résider dans une famille française. Cette jeune étudiante émirienne a ainsi surmonté les barrières culturelles, sociales, religieuses et linguistiques pour s’intégrer très vite dans ce nouveau milieu.

Grâce notamment à un savant dosage entre cours de langue, activités culturelles, vie en famille et visites touristiques mis en place par l’Alliance française de Rouen, Shaikha s’est très vite adaptée à sa nouvelle vie française.

Plutôt que la forte canicule ou encore l’engouement suscité par la coupe du monde de football, Shaikha a avant tout été marquée par le défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées mais aussi par sa visite du Mont-saint-Michel.

Aujourd’hui Shaikha se dit prête à renouveler l’opération pour une plus longue période. « La France et les personnes que j’ai pu y rencontrer me manquent vraiment. J’espère pouvoir bientôt revivre ce même genre d’expérience dans le futur ». Elle peut aujourd’hui témoigner du fait que les apparents obstacles culturels et linguistiques d’un tel séjour ne sont pas insurmontables pour une Emirienne et qu’une telle expérience permet à une femme de s’émanciper et de prendre conscience du rôle à jouer dans la société. Depuis la rentrée, Shaikha exerce comme médecin généraliste à Abou Dabi.

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Shaikha entourée d’autres étudiantes de l’Alliance française de Rouen
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Shaikha à l’Alliance française de Rouen

publié le 26/03/2008

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